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PORTRAIT (CHINOIS) DU PEROU

Après ceux de l’Argentine et de la Colombie, voilà le portrait du Pérou (ceux du Chili et de la Bolivie sont toujours en préparation), que nous avons beaucoup aimé même si nous n’en avons eu qu’un très court aperçu : un WE à Lima, quelques jours à Cusco avant et après le Machu Picchu et 2 étapes dans le nord sur la route pour l’Equateur, à Trujillo (sites archéologiques) et à Mancora (côte pacifique).

Un paysage

l’impressionnante vue sur les Andes depuis l’avion à la fin de notre vol Bogota Lima. Rien de tel qu’une vue aérienne pour prendre la mesure de la grandeur de cette majestueuse chaine de montagnes.

Une montagne

le Machu Picchu, qui signifie “vieille montagne” et au pied de laquelle est construite l’impressionnante cité inca du même nom (Huayna Picchu – qui est la montagne que l’on voit à l’arrière du site – signifiant “jeune montagne”).

Une ville / un village

Cusco ou Cuzco (qui en quechua signifie le « nombril du Monde »), ancienne capitale de l’Empire Inca construite à 3.400m d’altitude dans la forme d’un puma. Le corps du puma contenait les palais les plus importants, les temples et les bâtiments gouvernementaux, tandis que la forteresse juste en dehors de la ville, connue sous le nom de Sacsayhuamán, formait la tête de cet animal sacré. La place entre les jambes du puma est la plaza de Armas. Le centre colonial de cette ville haut perchée a un charme certain. Il fait bon se balader dans ses ruelles piétonnes ou admirer depuis la colline de San Blas la jolie vue sur ses toits de tuiles et ses nombreux clochers.

Un site construit / monument

L’ancienne cité Inca construite à 2 438 mètres d’altitude à cheval sur la crête entre les sommets du Huayna Picchu et du Machu Picchu, qui mérite amplement son titre de nouvelle merveille du monde. La construction d’une telle cité à cet endroit est une véritable prouesse humaine et architecturale.

Un point de vue

Celui de l’hostel ViewPoint / Limbus Bar sur les toits en tuiles de Cusco.

Un espace public

la plaza de Armas : au Pérou comme dans la plupart des pays traversés, on trouve dans chaque ville et village, quelle que soit sa taille, une place principale le plus souvent appelée plaza de Armas, bordée d’édifices religieux et/ou coloniaux et autour de laquelle s’organise le centre-ville.

Une couleur

l’ocre : de l’ocre rouge des toits de Cusco à l’ocre jaune des temples Moche (Huaca de la Luna) ou Chimu (Chan Chan) en adobe, et les teintes sableuses de l’aride côte pacifique nord du Pérou.

Un élément / une matière / un matériau

L’adobe (argile qui, mélangée d’eau et d’une faible quantité de paille hachée ou d’un autre liant, peut être façonnée en briques séchées au soleil) dont sont formés les impressionnants sites archéologiques de Chan Chan et de la Huaca de la Luna près de Trujillo.

Une ressource naturelle

Comme dans les autres pays andins, les sous-sols du Pérou regorgent de minerais produisant plomb, cuivre, argent, fer, phosphates, zinc, pétrole, charbon et or. L’or est la principale exportation du Pérou, qui est devenu le cinquième producteur mondial. Les mines d’or causent des destructions plus irréversibles que l’élevage ou l’abattage des arbres, même si elles occupent une moindre superficie. Non seulement les chercheurs d’or brûlent la forêt, mais ils érodent le sol, parfois sur quinze mètres de profondeur et polluent fleuves et rivières avec le mercure qui leur sert à amalgamer l’or.

Un plat / une spécialité culinaire

le ceviche bien sur (marinade de poisson cru et/ou fruits de mer préparée au Pérou avec du jus de citron, du piment (aji), de la coriandre et de l’oignon, et servie accompagnée de patate douce, de manioc et de maïs), mais aussi le chifa (issu des mots chi/manger et fan/riz) qui désigne la cuisine péruvienne influencée par la cuisine chinoise. Depuis 1841 poussés par la pauvreté, des migrants chinois venus principalement de la région de Canton, sont à l’origine de cette cuisine Chifa au Pérou. La cuisine chifa tient son origine dans le centre de Lima. Au début , les classes les plus aisées étaient celle qui la consommaient. Peu à peu le chifa et devenu plus populaire. Environ 10,000 restaurants chifas voient le jour chaque année.

Une aliment

la pomme de terre, qui est apparue à la frontière entre le Pérou et la Bolivie et dont il existe plus de 4000 variétés pour le seul Pérou !

Une plante / un arbre

l’uña de gato, qui signifie littéralement « griffes de chat » et doit son nom aux robustes épines présentes sur sa tige. Plante médicinale originaire des forêts tropicales d’Amérique du sud, l’uña de gato est utilisée (bue en infusion) à des fins médicinales par de nombreuses populations originaires d’Amazonie péruvienne depuis au moins 2000 ans, contre l’arthrite, les rhumatismes et les inflammations articulaires en général, contre les allergies, la rougeole, les infections des voies urinaires, l’inflammation de la prostate et comme anticancéreux. Grâce à de nombreuses expéditions et études ethnobotaniques réalisées en Amazonie péruvienne au cours du 20ème siècle, l’uña de gato est devenue depuis les années 70 très populaire dans l’hémisphère nord. Les phytothérapeutes d’Europe et des États-Unis utilisent l’uña de gato pour traiter une variété de maux comme l’arthrite, les rhumatismes, la gastrite et les ulcères gastriques, les troubles du système immunitaire et comme adjuvant au traitement du cancer et du SIDA.

Un alcool

le pisco, eau-de-vie de vin produite au Pérou et au Chili et que les deux pays revendiquent comme étant leur boisson nationale. Le pisco est surtout connu pour son utilisation dans l’élaboration du coktail le Pisco sour (trois onces de pisco, une once de jus de citron vert, une once de sirop de sucre de canne, un blanc d’œuf, six cubes de glace et une ou deux gouttes d’Angostura amer décoratives).

Une boisson

la chicha morada, boisson non alcoolisée fabriquée à base de maïs violet, l’une des diverses variétés de maïs péruviens, dont les brésiliens rencontrés à Atacama nous avait fait des éloges et que nous avons en effet trouvée très bonne. Boisson familiale par excellence, et bon marché, elle est très demandée aux tables de restaurants. Suivant la saison ou la température, elle est bue chaude ou bien très fraîche (éventuellement avec des glaçons ou du jus de citron pressé).

Un art / un artisanat

la confection de vêtements en laine d’alpaga : bonnets bien sur, mais aussi gants, pulls, écharpes…

Un animal

outre les emblématiques lama et alpaga, espèces domestiquées de camélidés des Andes très présentes au Pérou, nous avons croisé dans le nord pas mal de chiens sans poils gris (très laids et que l’on rencontre en général sur la côte). A l’époque inca, le “Allqu” (son nom inca) était réservé à la noblesse et cette race a été déclarée Patrimoine de la Nation en 2001. Sa peau est lisse, élastique et chaude au toucher à cause de son absence de poils. Le plus souvent il est de couleur grise et on lui accepte quelques poils sur la tête, aux extrémités des pattes et de la queue et rarement sur le dos.

Un sport

le football, comme dans tout le reste de l’Amérique latine !

Un symbole

Le tumi, couteau à la lame semi-circulaire utilisé lors des sacrifices avant la conquête espagnole par plusieurs cultures du Pérou (Moches, Chimús, Incas). Il est fabriqué en bronze, en cuivre, en alliage d’or ou en bois, en argent, alliages utilisés par les Incas et les cultures côtières pré-incas du Pérou. Le tumi est devenu un symbole national du Pérou et est utilisé dans le tourisme comme objet de promotion. Dans ce pays, accrocher un tumi à un mur favorise la chance.

Un mot

una “chela” qui comme au Chili désigne une bière (cerveza).

Une figure historique

Pachacuti Yupanqui (Pachacutec), empereur inca (règne 1438-1471) fondateur de la ville de Cuzco, nommé Cusi Yupanqui de sa naissance à sa prise de pouvoir.  Doté d’un grand talent militaire, Pachacutec initia l’expansion fulgurante du grand empire inca. Au nord il conquit le royaume Chimu, au sud il poussa jusqu’à la vallée de Nazca. Ouvrant ainsi une ère de conquête, il réunit en un seul État la plupart des royaumes des Andes.

Un bruit / une mélodie

la flûte andine jouée par notre guide José pendant la visite de la citadelle de Chan Chan, près de Trujillo dans le nord du pays.

Un transport

le bus, comme dans beaucoup d’autres pays sudamericains, est le mode de transport le plus répandu et pratique pour se déplacer à la fois en ville et entre les villes du pays.

Une route / un chemin

Le “Chemin de l’Inca” reliant Cuzco au Machu Picchu, dont nous n’avons découvert à pied que la dernière portion, à partir d’Hidroelectrica et qui est réputé pour être un des treks les plus mythiques du Pérou. Il ne s’agit en réalité que d’un des Chemins incas (espagnol : Caminos del Inca) qui étaient un immense réseau de routes construites à l’époque de l’empire Inca convergeant toutes vers la capitale Cuzco. Traversant les Andes et atteignant des altitudes supérieures à 5 000 mètres, les chemins reliaient les différentes régions de l’empire Inca du nord de la capitale provinciale de Quito jusqu’au sud de l’actuel Santiago du Chili. Le réseau de routes couvrait environ 22 500 kilomètres et ouvrait l’accès à un territoire de trois millions de kilomètres carrés. Le plus souvent pavés, les Chemins incas étaient employés, outre pour le transport de nourriture et de personnes, pour la transmission d’informations à travers l’empire. Des coursiers se relayaient tous les deux à trois kilomètres afin d’assurer un transfert rapide. Les messages, comme les chasquis, pouvaient ainsi parcourir jusqu’à 240 kilomètres en un jour.  réseau est inscrit par l’Unesco au patrimoine mondial sous le nom de Qhapaq Ñan, réseau de routes andin.

Un livre / un auteur

L’écrivain Mario Vargas Llosa, né à Arequipa en 1936, ayant grandi en Bolivie et vécu à Paris. Auteur de romans et d’essais politiques, il est lauréat du prix Nobel de littérature 2010 « pour sa cartographie des structures du pouvoir et ses images aiguisées de la résistance de l’individu, de sa révolte et de son échec ». En 1963 paraît “La ville et les chiens”, son premier succès littéraire, qui sera traduit en une vingtaine de langues. Comme beaucoup d’auteurs latino-américains, Mario Vargas Llosa s’est engagé en politique tout au long de sa vie. Ses opinions se sont progressivement déplacées du communisme au libéralisme. Il soutient initialement le gouvernement révolutionnaire de Fidel Castro, mais est rapidement déçu. En 1990, il est candidat à l’élection présidentielle péruvienne à la tête d’une coalition, le Frente Democrático (FREDEMO), qui perd face à Alberto Fujimori.

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