NuestrAmericaLatina | PORTRAIT (CHINOIS) DE LA COLOMBIE
blog, voyage, Amérique latine, Amérique du sud, South America, America latina, America del sur, travel, viaje, nuestramericalatina, carnet de voyage, photo, photographie, video, itinéraire, Argentine, Argentina, Chili, Chile, Bolivie, Bolivia, Colombie, Colombia, Pérou, Peru, Equateur, Ecuador, Brésil, Brasil, voyage en cargo, cargo, mer et voyages, transatlantique, porte conteneur, Nordeste, Andes, cordillère des Andes, backpacking, mochilando, roadtrip
23164
post-template-default,single,single-post,postid-23164,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,select-theme-ver-3.1,wpb-js-composer js-comp-ver-5.0.1,vc_responsive

PORTRAIT (CHINOIS) DE LA COLOMBIE

Après celui de l’Argentine, voilà le portrait de la Colombie (ceux du Chili et de la Bolivie sont en préparation), où nous ne devions pas aller au départ faute de temps mais où nous avons finalement réussi à passer 3 grosses (mais bien trop courtes) semaines !

Un paysage

les páramos – et notamment celui d’Iguaque – biotopes néotropicaux d’altitude, qu’on trouve dans la Cordillère des Andes, entre la limite des forêts et les neiges éternelles. Les paramos abritent environ 5000 espèces de plantes différentes dont la plus typique et impressionnante est l’Espeletia.

Une montagne

la Sierra Nevada de Santa Marta, massif montagneux isolé de la cordillère des Andes, d’une altitude maximale de 5 775 m à seulement 42 km de la mer des Caraïbes, ce qui en fait le plus haut massif côtier du monde ! Nous y avons trekké pendant 4 jours jusqu’à la magnifique Ciudad Perdida.

Une ville / un village

Barichara, petite ville paisible et ensoleillée du département de Santander, aux rues pavées, aux toits de tuiles et aux portes et fenêtres colorées. Un des plus beaux villages qu’il nous ait été donné de découvrir depuis le début du voyage !

Un site construit / monument

la Ciudad Perdida, site archéologique d’une ancienne cité de la Sierra Nevada de Santa Marta, supposée avoir été fondée par les Tayronas vers 800 ap. JC, soit 650 ans plus tôt que le Machu Picchu. Le site fut découvert en 1972 par des chasseurs de trésors et révélé au public par les autorités en 1975. Les populations indigènes en connaissaient l’existence mais l’avaient gardée secrète. La Ciudad Perdida était probablement le centre politique et économique de la région du Río Buritaca et abritaient de 2 000 à 8 000 personnes. Elle fut apparemment abandonnée durant la colonisation espagnole.

Un point de vue

Les points de vue sur l’immense Medellin depuis le Metrocable ou les ruelles en pente de la Comuna 13.

Un espace public

la place principale, surtout dans les villes coloniales et souvent appelée “plaza Bolivar”, autour de laquelle on retrouve en général une église et des commerces.

Une couleur

la Colombie est un pays métissé et très coloré mais après l’aridité de l’Altiplano, LA couleur que nous retiendrons est sans conteste le vert de la végétation riche et luxuriante des régions que nous avons pu découvrir ou traverser.

Un élément / une matière / un matériau

les matériaux recyclés (pneus, palettes, etc.) avec lesquels sont construites bon nombre d’habitations notamment dans les quartiers populaires des grandes villes comme la Comuna 13 à Medellin.

Une ressource naturelle

l’or, dont le sous-sol colombien regorge. Pour les populations précolombiennes, l’or était symbole de pouvoir politique, social et religieux (comme l’explique très bien le superbe Museo del Oro de Bogotá). Comme en Bolivie et au Pérou, lors de la conquête espagnole, des quantités énormes de pièces (instruments de guerre, bijoux, statuettes sacrées, …) furent réduites en lingots avant d’être envoyées vers le vieux continent.

Un plat / une spécialité culinaire

les arepas. spécialité colombienne, l’arepa est un pain de maïs blanc ou jaune, parfois garnie de jambon, de fromage, de viande, de haricots, d’œufs, etc. mais le plus souvent mangée avec une simple tranche de fromage sans gout. Encas pas cher et qu’on trouve à chaque coin de rue, l’arepa est à la Colombie ce que l’empanada est à l’Argentine.

Une aliment

les fruits : naranjas, papayas, platanos, lulos, piñas, sandias, maracuyas, etc. : en salade ou en jugos, on en profite pour pas un rond et à toute heure (surtout en haut des subidas du trek de la Ciudad Perdida) !

Une plante / un arbre

Le Céroxyle de Quindío ou Palmier à cire du Quindío, que l’on trouve principalement dans la Vallée de Cocora, au coeur de la zona cafetera, et qui est l’arbre national de la Colombie. C’est la plus grande espèce de palmiers au monde, pouvant atteindre jusqu’à 60 mètres.

Un alcool

l’aguardiente, liqueur anisée contenant un alcool de canne à sucre, très populaire dans les régions andines, et qui peut être considérée comme la boisson nationale. L’aguardiente est produite sous le contrôle de chaque département colombien, et la quantité d’anis d’une marque à l’autre varie, offrant ainsi une gamme de liqueurs différentes qui peuvent être vendues d’un département à l’autre.

Une boisson

le café, dont la Colombie est le 3ème exportateur mondial (derrière le Brésil et le Vietnam), et l’unique grand producteur qui cultive exclusivement de l’arabica. Les conditions climatiques sont idéales: la Colombie se trouvant près de l’équateur, on peut cultiver le café en montagne à de hautes altitudes, où les grains arrivent à maturité plus lentement. Plus durs et plus consistants, ils ont ainsi un parfum plus prononcé une fois torréfiés. Du fait des précipitations fréquentes dans cette région, les caféiers sont presque toujours en fleur. Cela permet de procéder à deux cueillettes par an. En outre, les arbustes profitent au mieux des sols volcaniques, qui contiennent une forte concentration de matières organiques.

Un art / un artisanat

la confection de mochilas, sacs en bandoulières (et non pas sacs à dos!) traditionnels tissés par les femmes colombiennes. Plus ou moins colorés, ils sont vendus partout et portés par tous : hommes et femmes, petits et grands, dans la jungle comme dans les villes.

Un animal

les oiseaux: on en compte plus de mille espèces en Colombie, ce qui en fait le premier pays au monde pour la diversité de son avifaune.

Un sport

le football, por supuesto : d’autant que nous y étions pendant la Copa America et avons pu assister à 4 matchs de la Colombie en arborant fièrement le maillot jaune de Los Cafeteros, arrivés en demi-finale et durement battus  (2-0 dès les 10 premières minutes) par une très forte équipe chilienne.

Un symbole

le jaguar (nous n’en n’ayons pas vu) est un symbole important pour les (pré)colombiens. Du fait de sa peau brillante et dorée, son agressivité, sa vivacité, sa ruse et sa vitalité, le jaguar est associé au pouvoir régénérant de l’or et du soleil.

Un mot

chévere : c’est le mot que les colombiens aiment employer quand il se passe quelque chose de “cool”, de la simple rencontre dans un bar à des explications historiques et culturelles.

Une expression / un slogan

a la orden ce qui signifie littéralement “à votre service” (ou “que puis-je faire pour vous ?”) : c’est le petit refrain que nous entendons à chaque boutique, chaque café, chaque coin de rue et qui est révélateur de la courtoisie et de l’accueil des colombiens qui se mettent littéralement au service des touristes pour rendre leur séjour parfait.

Une attitude / un trait de caractère

joyeux. Après plusieurs décennies de conflits armés qui ont touchés de près ou de loin chaque colombien, chaque famille, on sent un peuple qui savoure le fait de pouvoir enfin vivre en paix et circuler librement.

Un sentiment / une impression

le fait d’être réellement les bienvenus dans un pays où les années d’insécurité avaient éloigné les touristes. Les colombiens sont particulièrement adorables avec les touristes qu’ils sont heureux de voir venir de plus en plus nombreux dans leur beau pays. On ne compte pas le nombre de personnes simplement croisées et qui ont tenu à nous signifier que nous étions “Bienvenidos a Colombia” !

Une figure historique

Álvaro Uribe, Président de la Colombie de 2002 à 2010. Cet homme d’état libéral est à l’origine d’une politique sécuritaire et de la lutte militaire contre les groupes guerilleros et principalement contre les FARCS. Rattrapé par beaucoup de scandales (faux positifs, corruption, etc.) il est tout de même apprécié par la majorité des colombiens car sa politique a porté ses fruits en matière de sécurité, en témoigne le nombre de touristes qui augmente chaque année en Colombie depuis 2011.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, le gouvernement colombien, sous l’autorité du président Santos, vient de conclure à La Havane après plus de 2 ans de négociations et sous l’égide de l’ONU, un accord de cessez-le-feu définitif avec les FARCS (23 juin 2016), qui doit être ratifié dans les semaines qui viennent par les deux partis.

Un bruit / une mélodie

de la musique. En Colombie on vit en musique, partout, tout le temps. La production musicale de ce pays est riche et variée, et on écoute en fonction des régions toutes sortes de rythmes joyeux et ensoleillés : cumbia, vallenato, champeta, salsa, bambuco, merengue…

Une odeur

celle de l’humidité de la jungle pendant les 4 jours de trek dans la Sierra Nevada de Santa Marta.

Un transport

le Metrocable et les escalators urbains de Medellin, qui, en complément du classique réseau de métro, tramway et bus, font du système de transport de Medellin un des plus innovants d’Amérique latine et permettent de désenclaver des quartiers populaires autrefois difficiles d’accès en raison de la topographie de la ville.

Une route / un chemin

le Camino Real, superbe chemin empierré d’environ 9km qui relie la délicieuse Barichara au charmant petit village de Guane dans le département de Santander. On y croise vaches, chèvres, oiseaux et papillons au milieu d’une belle végétation.

Une musique

el Pescador de Baru, un des plus célèbres morceaux de cumbia, repris par tant d’artistes qu’il en devient difficile de retrouver de qui était la version originale.

Un livre / un auteur

Gabriel García Márquez, prix nobel de littérature, affectueusement surnommé “Gabo” en Amérique Latine et auteur de Cent ans de solitude, une des oeuvres hispanophone les plus lues et traduites, et considérée comme le texte le plus représentatif du réalisme magique qui mêle réalité et imaginaire, cadre historique et géographique avéré, références socio-culturelles vraisemblables et motifs surnaturels.

Un film / une série

la série américaine en cours Narcos, qui, loin d’être un simple biopic de Pablo Escobar, retrace la lutte acharnée des États-Unis et de la Colombie contre le cartel de la drogue de Medellín, l’organisation la plus lucrative et impitoyable de l’histoire criminelle moderne. En multipliant les points de vue — policier, politique, judiciaire et personnel — la série dépeint l’essor du trafic de cocaïne et le bras de fer sanglant engagé avec les narcotrafiquants qui contrôlent le marché avec violence et ingéniosité. Nous avons regardé la première saison avant d’arriver en Colombie et avons à travers elle appris déjà beaucoup sur l’histoire récente de ce pays.

Colombie-voyage-Medellin-ZonaCafetera-Bogota copy
6 Comments
  • Dominique

    26 juin 2016 at 16 h 11 min Répondre

    Un grand merci à vous pour ce magnifique portrait de la Colombie. Les photos sont sublimes.
    bises

    • Claire

      26 juin 2016 at 19 h 09 min Répondre

      Merci Dominique 😀 c’est vraiment un superbe pays, ça vous plairait, c’est sur !

  • Sara B.

    28 juin 2016 at 16 h 07 min Répondre

    Superbe!! (le portrait comme les photos) Ca donne vraiment une belle impression du pays. Et c’est fou que l’accord avec les FARC vienne juste d’être signé!! Gros bisous à tous les deux

    • Claire

      4 juillet 2016 at 14 h 39 min Répondre

      Merci Sara. C’est vraiment un pays magnifique, ça te plairait. Il faut y aller avant que les américains n’y débarquent trop nombreux :p Bises du Pérou

  • Sandra

    3 juillet 2016 at 1 h 49 min Répondre

    Trop bien ton portrait de la meravillosa Colombia. J’adooooore.
    Bonne continuation les petits loups, ce fut un plaisir de partager un bout de la Colombie avec vous. Gros bisous

    • Claire

      4 juillet 2016 at 14 h 38 min Répondre

      Merci miss 😀 Nous aussi on a adoré voyager avec vous, on aurait bien continué plus longtemps… On espère te voir en France à notre retour avant que tu repartes vers des latitudes plus tropicales ! Profitez bien des derniers jours en Coco. Plein de bises de Trujillo.

Post a Comment