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Voyage-Chile-Patagonia-Santiago-Valparaiso

PORTRAIT (CHINOIS) DU CHILI

8 mois déjà que nous avons quitté le Chili, où nous avons passé un mois du sud au nord, et qui restera sans aucun doute parmi les must de notre voyage ! …voilà donc enfin un petit portrait (chinois) pour se remémorer toutes ces belles découvertes.

Un paysage

les fjords de Patagonie, que nous avons eu la chance de traverser en bateau à bord du ferry Eden de la compagnie Navimag.

Une montagne

l’impressionnant stratovolcan (volcan composite conique) Licancabur, qui marque la frontière entre le désert d’Atacama au Chili et le sud Lipez bolivien et dont le sommet culmine à 5 916 m d’altitude. Le nom Licancabur est une hispanisation d’un mot kunza utilisé par les indiens Atacama pour désigner le volcan et signifiant « montagne du peuple », de lican « peuple » et cabur « montagne ».

Une ville / un village

Valparaiso, ville portuaire vallonnée et colorée plein de charme, temple du street art et grand amour du poète Pablo Neruda.

Un site construit / monument

le Palacio de la Moneda à Santiago, siège de la présidence du Chili. C’est l’un des bâtiments les plus remarquables jamais construits par les Espagnols dans leurs colonies en Amérique latine et c’est surtout dans ses murs que Salvador Allende, alors président, se suicide lors des bombardements du coup d’État du 11 septembre 1973 dirigé par Augusto Pinochet, qui le visèrent et le détruisirent partiellement.

Un point de vue

la vue depuis les fenêtres de la chambre de Pablo Neruda, dans sa maison de Valparaiso, La Sebastiana.

Un espace public

les jeux pour enfants que l’on trouve en nombre dans l’espace public, que ce soit dans les parcs, sur les places ou les plages.

Une couleur

le bleu de l’océan et du ciel: avec ses 4000km de côte, au Chili on est jamais bien loin du littoral et le soleil brille un grand nombre de jours dans l’année, surtout dans le nord du pays qui bénéficie d’un ensoleillement exceptionnel.

Un élément / une matière / un matériau

l’adobe – argile qui, mélangée d’eau et d’une faible quantité de paille hachée ou d’un autre liant, peut être façonnée en briques séchées au soleil – très utilisé comme matériau de construction au nord du pays, notamment dans la Vallée d’Elqui et le désert d’Atacama, ainsi que dans bien d’autres coins des Andes.

Une ressource naturelle

le cuivre, dont le Chili est le premier producteur et exportateur au monde. Pilier de l’économie du pays, le métal rouge est extrait dans le désert d’Atacama, notamment dans la gigantesque mine à ciel ouvert de Chuquicamata, qui fut visitée par Che Guevara.

Un plat / une spécialité culinaire

le ceviche, plat de poisson cru mariné que l’on peut déguster un peu partout le long de la côte pacifique. Au chili le poisson marine dans du jus de citron avec des oignons, du piment et souvent de la coriandre. Un régal !

Une aliment

le poulet. Comme dans le reste des Andes, c’est un des aliments principaux de l’alimentation que l’on retrouve souvent dans les “menu ejecutivo” bon marché des restaurants à midi.

Une plante / un arbre

un pied de vigne. Le Chili est connu pour sa production de vin mais aussi de Pisco et compte de nombreuses régions viticoles. Du nord au sud, les plus connues et touristiques sont la Vallée de l’Elqui (à l’Est de La Serena, que nous avons visité), celle de l’Aconcagua et de Casablanca, près de Santiago.

Un alcool

le pisco, eau-de-vie de vin produite au Pérou et au Chili et que les deux pays revendiquent comme étant leur boisson nationale. Le pisco est surtout connu pour son utilisation dans l’élaboration du coktail le Pisco sour. Nous avons pu visiter une distillerie de Pisco dans la superbe Vallée d’Elqui.

Une boisson

l’Austral Calafate et d’une manière générale les délicieuses bières de la brasserie Austral, créée il y a plus de 120 ans en Patagonie chilienne par José Fischer, un immigré allemand, sous le nom “La Patagona” et qui a connu depuis une remarquable expansion dans tous le pays.

Un art / un artisanat

les graffitis. Le street art est omniprésent dans les rues des villes chiliennes que nous avons pu traverser, et en particulier dans certains quartiers de Valparaiso : le cerro Bellavista – qui abrite le Museo a Cielo Abierto composé de 20 fresques murales réalisées par de célèbres artistes chiliens – et le cerro Polanco – où fut organisé en 2012 le 1er festival de graffiti d’Amérique Latine et où on peut donc admirer des oeuvres de stree-artistes venus de tout le continent (beaucoup moins institutionnel et touristique que le Museo a Cielo Abierto, on a préféré!).

Un animal

les chiens errants qui sont à l’Amérique du sud – et particulièrement au Chili – ce que les chats de gouttière sont à Istanbul : il y en a partout, ce sont les rois ici, c’est eux qui font la loi et tout le monde les respecte. Amusant de se laisser guider d’un bout à l’autre de la ville par votre nouvel ami à quatre pattes ou de les voir se dorer la pilule au milieu de la route ou poursuivre les flics à moto !

Un sport

le fitness en plein air sur l’une des nombreuses installations sportives au bord de l’eau. Chaque espace public littorale a ses appareils de remise en forme : une culture dont on ferait bien de s’inspirer en France !

Un symbole

la “Wiphala”, drapeau des peuples andins, dont il existe de nombreuses variantes et dont l’origine historique est discutée. La Wiphala désigne un drapeau carré en damier, aux couleurs de l’arc-en-ciel. Son nom viendrait des deux phénomènes aymaras et wiphai, expression solennelle d’un triomphe, et lapks lapks, évoquant le bruit d’un tissu claquant au vent. Emblème et symbole sacré des peuples andins autochtones, on peut le voir aujourd’hui en Bolivie mais aussi en Colombien, en Équateur, au Pérou ou dans les régions andines du Chili (c’est là que nous l’avons découvert en arrivant dans les Andes par le désert d’Atacama) ou de l’Argentine. La Wiphala est brandi lors des évènements familiaux, sociaux et culturels notables dans toute la région des Andes. Chaque couleur du drapeau possède une signification. Le rouge représente la terre, éléments qui permet la récolte et la subsistance. L’orange représente la société et la culture de communauté, ainsi que la fertilité. Le jaune est l’expression de l’énergie et de la force, qui sont toutes deux des valeurs phares de l’homme andin. C’est aussi le symbole de la solidarité et la fraternité. Le blanc représente le temps et la sagesse. C’est l’expression du développement des sciences, de la technologie, de l’art, et de la transformation permanente. Le vert est la couleur de l’économie et de la production. Il est le symbole des richesses naturelles et de leur exploitation par les peuples andins. Le bleu exprime l’espace cosmique et l’infini. Il s’agit également de tout ce qui concerne les lois naturelles. et enfin, le violet est la couleur de la politique et des idéaux. C’est la représentation du pouvoir communautaire et des structures du pouvoir étatique.

Un mot

weón (weones au pluriel), interjection chilienne par excellence et que vous entendrez jusqu’à 5 fois par minute dans la bouche de certains locaux. C’est un peu l’équivalent du “dude” américain ou du “che” argentin, à la nuance près qu’il peut être toute aussi bien injurieux qu’affectueux. Quelques exemples : ¡No seas weon! = Arrête ta connerie. Ándate al pico weon! = Va te faire foutre, ducon. ¿Conocís a este weon? = Tu connais ce type ? ¿Cachái la wea, weon? = Tu piges le truc, mec ?

Une expression / un slogan

No entiendo ni jota“, littéralement “je ne comprends pas un j”, expression chilienne pour dire que vous ne comprenez rien, pas un mot.

Une attitude / un trait de caractère

accueillants, bons vivants et blagueurs. Nous avons trouvé que les chiliens avaient souvent beaucoup d’humour.

Un sentiment / une impression

celui d’être dans un pays aussi développé que la France. Surtout en matière de développement des infrastructures, le Chili est un pays super développé avec d’excellentes routes rendant les longs trajets presque agréables !

Une figure historique

Pablo Neruda, nom de plume de Ricardo Eliécer Neftalí Reyes Basoalto, poète, écrivain, diplomate, homme politique et penseur chilien, né en à Parral (province de Linares, Chili), mort le à Santiago du Chili. Il est considéré comme l’un des quatre grands de la poésie chilienne (avec Gabriela Mistral, Pablo de Rokha et Vicente Huidobro). La visite de sa maison de Valparaiso, la Sebastiana nous a permis d’un peu mieux connaître l’étonnant parcours de cet homme de lettres engagé dont le nom ne nous était bien sur pas inconnu puisqu’il a vécu en Europe et notamment en France où de nombreux équipements publics portent son nom.

Un bruit / une mélodie

les aboiements des chiens, amusants de jour, moins de nuit…

Une odeur

celle des vaches entassées à l’arrière du car-ferry Eden sur lequel nous avons navigué entre Puerto Natales et Puerto Montt à travers les fjords de Patagonie, enfermées pendant 5 jours dans des sortes de conteneurs ouverts où on leur jetait simplement du foin à intervalle régulier. On comprend désormais mieux le sens de l’expression “entassé comme du bétail”… défenseurs de la cause animale s’abstenir !

Un transport

les funiculaires de Valparaíso, appelés localement ascensores, et qui sont une des particularités les plus célèbres et les plus pittoresques de la ville. Ils ont été déclarés « Monuments historiques » par le Conseil des Monuments nationaux du Chili. Valparaíso s’est construite sur un grand nombre de collines (les cerros) encadrant une large baie. La déclivité importante existant entre ces différents secteurs résidentiels et la zone littorale basse (connue sous le nom de plan), où se concentre l’activité commerciale, administrative, industrielle et portuaire, constitue une gêne considérable pour les déplacements. Les funiculaires constituent un moyen de transport adapté à cette réalité géographique. Le premier funiculaire de la ville, l’ascensor Concepción, date de 1883 et il fonctionnait alors à la vapeur. Aujourd’hui, Valparaíso compte quinze funiculaires, chacun d’eux reliant un des cerros au plan. Cinq d’entre eux sont de propriété municipale, les autres appartenant à des entreprises privées. On les emprunte pour quelques centimes de pesos, autant pour la vue et le folklore que pour éviter les nombreuses côtes.

Une route

la ruta de las estrellas, dans la Vallée del Elqui, à l’est de La Serena. Elle traverse des paysages arides et changeant, au milieu des cactus et des vignes, et relie une dizaine d’observatoires qui pour beaucoup proposent au public des soirées d’observation des étoiles sous un ciel d’une pureté extraordinaire : une expérience inoubliable !

Une musique

Ay cariño de Chico Trujillo, entendue une première fois lors du concert de Luzma à Valparaiso, puis à nouveau interprétée par le groupe argentin Kristinia dans les rues de San Pedro et qui nous est resté dans la tête des jours durant

Un livre / un auteur

Les Roses d’Atacama, de Luis Sepulveda. Gros coup de cœur pour ce recueil de nouvelles, cette série de portraits de héros inconnus. Comme le dit joliment la 4ème de couv., “Voici, riche d’une humanité palpable, dans un style direct et incisif, toutes ces vies recueillies par un voyageur exceptionnel, capable de transformer la tendresse des hommes en littérature.” Petit bijou de littérature et d’humanisme qui se dévore d’une traite ou se grappille le sourire aux lèvres entre 2 bus ou auberges.

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