NuestrAmericaLatina | PATAGONIE – CARNET DE VOYAGE
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PATAGONIE – CARNET DE VOYAGE

TERRE MYTHIQUE DU BOUT DU MONDE

La Patagonie fait partie de ces régions dont rien que le nom fait rêver. Il évoque un bout du monde dont la puissance évocatrice rivalise avec l’Amazonie, Tombouctou et Zanzibar. Un bout du monde fait de grands espaces vides, de routes infinies, de glace, de vent, de fjords… bref, de dépaysement assuré. Un bout du monde évoqué depuis longtemps dans la littérature, d’abord par Magellan puis par Jules Vernes avant d’être dépeint par de nombreux écrivains voyageurs plus récemment.

Egalement appelée « Le Grand Sud », la Patagonie (Patagonia en espagnol et en anglais) désigne une région géographique appartenant au cône Sud située dans la partie méridionale de l’Amérique du Sud et partagée entre une partie chilienne à l’ouest et une partie argentine à l’est. La Patagonie comprend donc principalement le Sud de l’Argentine, sur 1 140 532 km2, et le Sud du Chili sur 256 093 km2. Ces deux régions, séparées par la cordillère des Andes, abritent des paysages contrastés de montagnes, de glaciers, de pampa, de forêts subpolaires, de littoraux, d’îles et d’archipels. Habitées depuis plus de 10 000 ans par les Sud-Amérindiens tels les Mapuches, les Tehuelches ou les Selknams, ces terres furent décrites pour la première fois par l’italien Antonio Pigafetta dans son récit du premier tour du monde du navigateur portugais Fernand de Magellan publié en 1525. Après une colonisation lente et difficile, la plupart des autochtones disparurent, remplacés par une population métissée qu’on peut qualifier de « sudaméricano-européenne ». Avec une densité de 3,8 habitants au km2 , la Patagonie est une des régions les moins peuplées au monde (3 habitants au km2 en Sibérie, 0,46 habitant en Alaska). Ses terres sont exploitées pour l’élevage de bétail en d’immenses fermes appelées estancias ou convoitées pour leurs ressources naturelles importantes. Elle représente des intérêts écologiques importants qui suscitent les convoitises.

source : Wikipedia

source : patagonias.net 

LECTURES DE VOYAGE

Avant de partir à la découverte de l’Amérique latine, on a eu envie de découvrir un peu de littérature et auteurs locaux. Ces lectures entamées en France avant le départ nous ont suivi en Patagonie et notamment pendant les quelques jours en bateau qui ont été particulièrement propices à la lecture et aux rêveries.

Les veines ouvertes de l’Amérique du sud, d’Edouardo Galeano

Ce livre relate de façon précise et méthodique, comment, depuis que la botte de Colomb foula pour la première fois les plages des Bahamas en 1492, l’exploitation systématique des richesses naturelles du continent sud-américain (or, argent, sucre, café, cacao, caoutchouc, coton, etc.), le servage des populations indigènes locales, ainsi que le commerce triangulaire et la traite des africains, ont permis jusqu’au 18 ème siècle l’incroyable développement et l’industrialisation des grandes nations européennes (Espagne, Portugal, France, Angleterre, Hollande), qui leur assurèrent ainsi la domination du monde. A partir du 19ème siècle ce sont les USA qui exerceront une influence hégémonique sur une grande partie de l’Amérique Centrale et du Sud (et ce encore jusqu’à nos jours sur certains pays).

Une lecture très intéressante pour mieux comprendre l’histoire du continent Latino Américain et sa situation économique, sociale et politique.

Patagonie Express, de Paul Theroux

Paul Theroux est parti un beau matin d’hiver. En métro, à quelques blocs de sa maison de Medford dans le Massachusetts pour se rendre à la gare de Boston, puis en train jusqu’à la mythique Patagonie, des pentes de Fitzwilliams, battues par le blizzard, aux vents secs et chauds de la Pampa, des wagons de luxe fastueux aux tortillards pitoyables. Transpirant et grelottant au gré d’altitudes et de températures capricieuses, passant des nuits à faire la lecture à l’écrivain aveugle Jorge Borges à Buenos Aires, il embarque le lecteur dans un étourdissant voyage qui mène “au bout de la ligne”.

Un récit pour amateurs de voyages en train et d’aventures au long cour où les trajets ne sont pas simplement un moyen d’aller d’un point à un autre mais bien plutôt un but en soit.

Un voyage à travers les Andes en sens inverse de celui que l’on débute, qui donne un aperçu du contexte économique et politique de ces pays dans les années 1980, vu par un américain.

Dernières nouvelles du sud, de Luis Sepúlveda, photographies de Daniel Mordzinski

En 1996, Luis Sepúlveda – célèbre écrivain chilien – et Daniel Mordzinski – photographe argentin – partent pour un long voyage à travers la Patagonie, de San Carlos de Bariloche au Cap Horn, à partir du 42ème parallèle, et retour par la grande île de Chiloé. Ils en ont rapporté ce livre d’aventures, de rencontres, de témoignages sur la transformation d’un territoire mythique, et la marginalisation des Mapuches, peuple d’aborigènes légendaire. Ce voyage sans but, sans boussole, sans souci du temps, est aussi le formidable roman d’un monde à jamais disparu.

Un beau texte qui fait voyager accompagné de superbes photographies en Noir & Blanc.

Qui se presse perd son temps... dit un fameux dicton patagonien.

Et il résume très bien notre philosophie de voyage dans cette région ! L’hiver arrivant, nous ne pouvions pas rester très longtemps en Patagonie et plutôt que de chercher à vouloir en faire un maximum, nous avons préféré faire des choix et prendre notre temps, à terre comme en mer. Sans chercher à faire tous les incontournables (et notamment Le Parque Nacional Torres del Paine côté Chili, faute de temps), nous avons choisi de profiter à fond du Parque Nacional Los Glaciares en Argentine et des Fjords Côté Chili… sans regret !

PARQUE NACIONAL LOS GLACIARES

Notre voyage en Patagonie débute à El Calafate, au cœur du Parc national Los Glaciares, aire protégée de plus de 500 hectares, située dans le sud-ouest de la Patagonie argentine, à la frontière chilienne. Le Parc englobe deux grands lacs d’origine glaciaire – le lago argentino et le lago Viedma – et quelques lacs plus réduits, ainsi que quelques montagnes mythiques, comme le Fitz Roy (ou Chaltén), de 3 405 m, et le Cerro Torre, de 3 102 m.

Le nom du parc provient des nombreux glaciers qui aboutissent dans les lacs. Nous sommes partis à la découverte de 2 d’entre eux : le Perito Moreno, qui se jette dans le lago argentino et auquel on accède depuis EL Calafate, et le glacier Viedma, qui se jette dans le lac du même non et auquel on accède en bateau depuis Bahia Tunel près d’El Chalten.

source : GoogleMaps

Glacier Perito Moreno, que bonito !

Le premier glacier que nous partons découvrir est le plus connu et sans doute l’attraction qui attire dans ce coin reculé de l’Argentine les touristes du monde entier. C’est le célèbre Perito Moreno qui se jette dans le Lago Argentino et dont le front glaciaire est un véritable mur de glace de + de 70m de haut.

Pour la petite histoire, c’est l’un des trois seuls glaciers de Patagonie qui n’est pas en régression. Le front du glacier fait approximativement 5 000 mètres de long, la hauteur de glace est de 170 mètres, dont 74 mètres sont émergés. Il avance d’environ deux mètres par jour (700 mètres par an). À certains endroits son épaisseur atteint 700 mètres. Le front du glacier avance sur le lac Argentino face à la péninsule de Magellan. Quand il atteint la rive opposée, il divise le lac en deux créant des digues naturelles. Les eaux du bras Rico du lac Argentino montent alors (jusqu’à trente mètres) et commencent à éroder le glacier qui devient moins résistant et cède sous la pression. Cet effondrement spectaculaire du front du glacier a lieu périodiquement, à une fréquence d’environ tous les 4 ans. Nous avons raté de peu le dernier épisode de ce type puisqu’il s’est effondré même pas 3 semaines avant qu’on y soit. Voyez plutôt >

Le trajet depuis El Calafate dure environ 1h30 et nous sommes seulement 3 dans le petit bus brinquebalant qui nous y emmène. Nous passons l’après-midi à nous balader sur les passerelles situées juste en face du géant de glace, et c’est vraiment sympa : il y en a plusieurs kilomètres et les points de vue sont variés et tous plus impressionnants les uns que les autres.

Sur les bons conseils du Routard, nous avons choisi d’y aller l’après-midi, où il y a beaucoup moins de monde et surtout où les chances de voir des blocs de glace se détacher sont plus importantes lorsque le soleil a chauffé la glace depuis le matin. C’est donc presque seuls que nous assistons à cet impressionnant spectacle, et il faut l’avouer, on est comme des gamins. Difficile de capturer photos et vidéos car le glacier ne prévient pas, mais on est à l’affut des moindres grondements et on ne le quitte pas du regard histoire de ne rien rater. Le Perito Moreno aura tenu toutes ses promesses !

Ice trekking sur le glacier Viedma

Après El Calafate, et 200 superbes kilomètres de route, on pose nos sacs à El Chalten, au nord du Lago Viedma. Le soleil est toujours au RDV et on décide de s’offrir une expérience hors du commun : marcher sur un glacier. L’excursion de ce type la plus connue , « Big Ice » sur le Perito Moreno proposée par Hielo y Aventura au départ d’El Calafate est vraiment hors de prix, et en se renseignant on a vu qu’une agence d’El Chalten, Patagonia Aventura, proposait le même type d’Ice Trekking sur le glacier Viedma, pour un peu moins cher. On se dit qu’autant découvrir un 2ème glacier. En arrivant à El Chalten, on réserve donc pour le lendemain matin.

Le RDV est fixé à 8h devant l’agence d’El Chalten, d’où nous prenons le bus en direction de Bahia Tunel situé au bord du Lago Viedma. Le trajet dure environ 30 min avec un très joli de lever de soleil sur les montagnes. S’en suit 1 heure de navigation avant de s’amarrer au petit ponton qui annonce le début de la marche d’approche.

Avant d’attaquer celle-ci, notre guide Natalia nous livre quelques explications sur le glacier Viedma et plus généralement sur le Campo de Hielo Sur et sur la dernière ère glacière. Avec ses plus de 400 km de calotte de glace, Le Campo de Hielo Sur est à ce jour la 3ème réserve mondiale d’eau douce après l’Antarctique et le Groenland. Il y a environ 30 000 ans, il atteignait quasiment l’océan Atlantique ! C’est la pression du glacier en mouvement, l’érosion millénaire et le ruissellement interminable qui ont poli les roches des montagnes et qui lui ont donné cette couleur ocre si particulière liée au phénomène d’oxydation. C’est par ailleurs les tonnes de sédiments déversés et qui restent en suspension qui donnent cet aspect laiteux au Lago Viedma (et plus généralement aux lacs de cette région ; nous avions déjà remarqué cela lors de notre visite du Perito Moreno et sommes donc contents d’en découvrir la raison !).

Avant d’enfiler nos crampons, Natalia nous explique que ce géant de glace est toujours bien en activité et qu’il produit même environ 2 mètres de glace par jour, mais que le mur du glacier Viedma quant à lui ne résiste pas aux assauts du réchauffement climatique et que la même quantité de glace est avalée par le lago quotidiennement. Du coup le glacier ne progresse, ni ne régresse vraiment (pour le moment).

C’est donc crampons au pied de nos chaussures de randos que nous progressons sur le glacier accompagnés de 4 guides qui veillent sur nous en prenant toutes les précautions nécessaires pour prévenir la moindre chute. Nous découvrons un paysage de glace avec ses valons, ses collines, ses tunnels et ses crevasses d’un bleu éclatant. Pour faciliter notre avance, les guides préparent le terrain et font de temps en temps des escaliers de glace à l’aide de leur piolet.

La ballade ne dure que 2 petites heures et se termine par une dégustation de Tia Maria rafraîchit avec les glaçons locaux (sympa!), dommage on serait bien resté plus longtemps car le dépaysement est total ! Il temps de rentrer et nous voici rapidement au pied du ponton à attendre notre bateau pour faire la traversée inverse sur le lago. Le temps d’avaler notre picnic, le bateau arrive. On grimpe dedans et on nous offre gentiment un café. Fatigué par ce « Ice Trekking », nous piquons du nez et lorsque nous ouvrons de nouveaux les yeux, nous sommes de retour à El Chalten.

C’était vraiment une bonne expérience et nos guides étaient très pros & sympa. Nous recommandons fortement cette excursion !

Patagonia Aventura
San Martín, 56 – El Chalten | ouvert d’octobre à avril
patagonia-aventura.com
Prix de l’excursion : 1550$AR + 170$AR pour le transfert en bus soit 1820$AR/pers (environ 100€ au taux de change d’avril 2016)

TREKKING AUTOUR D’EL CHALTEN

Ce qu’il y a de bien avec le Parque Nacional Los Glaciares, c’est qu’il n’offre pas que des glaciers !

Les sentiers de randonnée au départ d’El Chalten, considérée comme la capitale argentine du trekking, sont également situés dans le périmètre du Parc. Du coup en arrivant, le bus fait un stop au Centro de Visitantes situé à l’entrée du village et le personnel du Parc nous donne plein d’explications utiles pour profiter au maximum de notre séjour et respecter cet environnement exceptionnel et fragile. Et cette fois, contrairement au côté Perito Moreno, pas besoin de payer le moindre droit d’entrée.

Les possibilités de randos sont nombreuses et des boucles sur plusieurs jours avec tente sont bien sur possibles. Nous vous présentons ici notre programme d’apprentis marcheurs en début de voyage. En bref on s’est contentés des 2 principaux sentiers, menant pour l’un au pied du Fitz Roy et pour l’autre au pied du Cerro Torre. Les classiques d’El Chalten quoi !

Laguna de los Tres : le Fitz Roy sous un grand ciel bleu, et un huemul au détour du sentier !

Dimanche 3 avril. 8h. Grand soleil, ciel azur, pas un nuage. Temps idéal pour partir à l’assaut des montagnes.

Nous avons opté pour un transfert en minibus vers l’hôtel Pilar un peu plus au nord pour démarrer la rando de plus haut et éviter de commencer par 3km de montée de bon matin (bah oui, on est pas super entrainés :p). Le sentier est tranquille et plutôt plat. Depuis la forêt les points de vue sur le Fitz Roy et le glacier Piedras Blancas sont superbes.

Au bout de 2 heures, nous rejoignons le sentier principal et attaquons la montée finale vers la fameuse Laguna de los Tres. Ca grimpe bien. Vers le début de la montée, on a la chance de tomber nez à nez avec un huemul, sorte de biche du sud des Andes qui est en voie d’extinction et qu’il est très rare d’avoir la chance de croiser. Même Antonia, la guide du Centro de Visitantes qui nous a présenté le Parque Nacional à l’arrivée à El Chalten nous a avoué ne jamais en avoir vu de ses propres yeux. Bref, on a le modjo. On passe un bon moment à le scruter, le filmer et le prendre en photo. Il est tout près et ne bronche pas.

Avant de quitter El Chalten on ira comme on nous l’avait demandé à l’arrivée remplir une fiche auprès du Parque Nacional pour dire où, quand et dans quelles conditions on l’a croisé et pour leur donner toutes les images qu’on a pu prendre. On retombe sur Antonia qui est super contente de récupérer les photos pour lesquelles on reçoit plein de compliments ce qui fait toujours plaisir ! Si vous allez à El Chalten, peut être y verrez-vous une photo de huemul au mur crédité d’un “Claire Hallé – 03/04/2016”, qui sait :p

Le huemul, güemal ou cerf du sud andin, (Hippocamelus bisulcus), est un mammifère classé comme en danger d’extinction appartenant à la famille des Cervidae qui habite dans la Cordillère des Andes du Chili et de l’Argentine. Ces cerfs sont actuellement protégés dans trois parcs nationaux chiliens et dans les régions voisines en Argentine. Ils ont été classés comme espèce en danger d’extinction depuis 1976 essentiellement à cause de l’activité humaine : déforestation, fragmentation de l’habitat par la construction de chemins et de routes, introduction d’espèces animales non autochtones comme les animaux de ferme (bovins, chèvres et moutons) et braconnage. Le güemal est l’animal national du Chili, et fait partie, avec le condor des Andes, de son écusson national depuis 1929.

Au bout de la côte la récompense est au RDV : la vue sur le Fitz Roy depuis la Laguna de los Tres est tout simplement époustouflante. On retrouve ce bleu turquoise laiteux des lacs de glaciers donc on connait désormais la raison. Il n’y a encore pas grand monde et on se lance dans la traditionnelle séance photos. Quand les autres randonneurs affluent, on termine notre pique nique et on attaque aussi sec le retour (l’air de rien il fait frais à plus de 1000m d’altitude, même en plein soleil).

La descente n’est pas de tout repos pour les genoux mais la partie centrale, en plateau, est elle bien agréable et en se retournant de temps en temps offre de splendides vues sur le Fitz Roy.

La fin du sentier descend pendant 3km et on n’est pas mécontents de ne pas avoir eu à les monter ce matin. On fini la rando vers 17h (on aura mis 7h), pile poil pour le début de l’happy hour du B&B, le bar en face de notre auberge qui passe du bon son et sert de bonnes rousses, bref, dont on est dangereusement en train de devenir des habitués. Cette fois, on peut même prendre notre mousse en terrasse au soleil, et avec le sentiment d’avoir bien marché et passé une journée dont on se rappellera longtemps : elle a un goût tout particulier !

On attend depuis le début de l’Argentine d’avoir fait une grosse rando pour se payer une bonne viande. Cette fois, c’est donc la bonne. On atterrit grace au Routard au Restaurant La Tapera (voir plus loin nos bonnes adresses) et on se régale de Lomo et Bife de chorizo qui tiennent toutes leurs promesses: de généreux morceaux bien tendres, accompagnés d’un bon vin argentin, avec l’humour du serveur en bonus : bref, un bon diner après une journée magique !

Vue depuis le mirador Fitz Roy

Lago Torre : des icebergs au bout du chemin

Nous sommes partis 2 fois sur le sentier du Lago Torre. La première fois nous avons rebroussé chemin avant la fin, les cerros (montagnes) – but de la balade – étant dans les nuages. Heureusement la deuxième, bien entrainés par la rando du Fitz Roy et plus chanceux avec le temps, nous avons pu découvrir la vue dégagée sur les montagnes. Moins impressionnant que le sentier du Fitz Roy, celui du Cerro Torre est cela dit très sympa aussi et plutôt tranquille. Peu de dénivelé et des paysages changeants : sableux par endroit, caillouteux parfois, avec des passages en forêt et d’autres au milieu de petits buissons bas. Une chouette petite rando (5h AR) qui aboutit sur un impressionnant lac de glacier moins haut et moins bleu que la Laguna de los Tres mais à la surface entièrement gelée et parsemée de petits icebergs. L’occasion pour Laurent de bien s’amuser en lançant des morceaux de glace sur la surface pour l’entendre craquer !

Vue depuis le mirador Cerro Torre

SUR LA ROUTE…

Nous rêvions depuis longtemps de parcourir la mythique route 40 qui traverse l’Argentine du sud au nord. Nous n’en avons découvert qu’une petite portion à l’occasion de ce passage en Patagonie et cela n’a fait que renforcer nos envies de roadtrip sur les routes argentines. A défaut de pouvoir louer une voiture pour parcourir ces routes en totale liberté, se perdre dans des chemins de traverse et séjourner dans des estancias perdues dans la pampa (nous avons du y renoncer à cause de soucis de frais bancaires argentins imprévus…), les bus sont très confortables et en choisissant les places de devant à l’étage on profite largement de la vue sur ces paysages grandioses, désertiques, aussi captivants que monotones…

OU DORMIR / MANGER : QUELQUES BONNES ADRESSES EN ARGENTINE ET AU CHILI

Nous n’avons bien sur pas testé toutes les auberges et tous les restau sur notre passage et n’avons pas la prétention de concurrencer les guides, mais si notre expérience peut servir à d’autres, autant la partager ! voilà donc quelques adresses glanées en chemin.

En Argentine, à El Calafate et El Chalten

Albergue Lago Argentino
lagoargentinohostel.com.ar
Campaña del Desierto 1050, 9405 El Calafate, Santa Cruz
Les + : à 100m de la gare routière / bonne ambiance et accueil chaleureux / cuisine bien équipée / petit dej inclus
Les – : chambres doubles et dortoirs petits et un peu sombres / faible débit de la douche
Albergue Patagonia Travellers Hostel
patagoniahostel.com.ar
Avenida San Martin 376, 9301 El Chalten, Santa Cruz
Les + : sanitaires communs niquels, douches au top / spacieux / bien chauffé (presque trop!)
Les – : cuisine mal équipée (peu de vaisselle, pas de produits de base)
Restaurant La Tapera
La Tapera sur TripAdvisor
99, José Antonio Rojo 75, El Chalten, Santa Cruz
Ambiance chalet de montagne, délicieuses viandes rouges et serveur plein d’humour
Bar B&B
Avenida San Martin, en face de l’auberge Patagonia Travelers, El Chalten, Santa Cruz
Bonnes bières blondes, ambrées et brunes en happy hour, bonne musique, service sympa et terrasse

Au Chili, à Puerto Natales et Puerto Varas

Pension La Dos Lagunas
Hostal Las Dos Lagunas sur TripAdvisor
Barros Arana 104 – corner Bories street, Puerto Natales
Les + : accueil adorable d’Andréa qui gère les lieux et délicieux petit déjeuner inclus dans le prix de la nuit
Les – : pas de chauffage dans le dortoir
El Living
el-living.com
Arturo Prat 156 (place principale), Puerto Natales
Pour boire un café au chaud et confortablement assis si vous avez quelques heures à tuer à Puerto Natales avant un bus ou un départ de ferry qui se fait attendre ! Sert également des plats végétariens qui ont l’air délicieux.
Attention : pas de wifi
Café El Barrista
elbarista.cl
Walker Martinez 211 A, Puerto Varas
Plats du jour faits de produits frais, viandes, salades, poissons et délicieux desserts (nous avons testé le cheesecake, forcément). Wifi qui fonctionne très bien et jolie terrasse ensoleillée sur le trottoir.

LA PATAGONIE EN 15 COUPS DE COEUR ET MOMENTS NUTELLA

1 – La douche de l’arrivée après 35h de voyage depuis Marseille

2 – Entendre gronder le Perito Moreno et voir des blocs entiers s’effondrer sous nos yeux

3 – Ecouter du Archive en contemplant le no mans land le long des routes patagoniennes

4 – Le verre de Tia Maria (en plus ça nous rappelle des bons souvenirs d’Espagne!) à la fin du Ice Trek sur le galcier Viedma rafraichit avec des glaçons locaux

5 – Avoir eu la chance de croiser un Huemul alors que même Antonia, la guide du Parque Nacional qui nous aura donné toutes les infos à notre arrivée n’a jamais eu la chance d’en voir un de ses propres yeux

6 – La vue sur le Fitz Roy depuis la Laguna de los Tres sous un soleil de plomb et après 1h de bonne montée

7 – La cerveza en happy hour en terrasse au soleil après la rando

8 – La bonne grosse viande argentine au resto après 4 soirs de suite à manger des pâtes ou du riz à l’auberge

9 – Les bonnes bières chiliennes, et en particulier l’Austral Calafate (une rousse)

10 – Découvrir qu’on a été surclassés dans le ferry Navimag et qu’on a notre propre salle de douche !

11 – Voir se lever le soleil depuis le pont, au beau milieu des fjords de la Patagonie

12 – Scruter l’horizon en arrivant dans l’océan pacifique et apercevoir lions de mer, dauphins et orques, toujours sous un grand ciel bleu

13 – Passer l’aprem a bouquiner au soleil sur une mer d’huile au milieu du Golf de Chiloé

14 – Partager l’apéro avec les français (dont des marseillais !) rencontrés sur le ferry sur le pont au coucher du soleil

15 – L’accueil et l’humour des argentins et des chiliens de ces régions

Et voilà pour le premier carnet. On espère qu’il vous aura fait voyager et surtout donné envie de découvrir cette incroyable région du globe. En tout cas nous, on ne rêve déjà que d’une chose : y retourner, plus longtemps ! On ne vous cache pas que la préparation de ce carnet nous a demandé pas mal de boulot et que ce sera sans doute le seul dans un format aussi exhaustif. Mais il y en aura d’autres, surement différents, promis 😉

Si vous avez des questions, surtout n’hésitez pas à les poser en commentaire, et si vous avez des bons plans et expériences patagoniennes à partager, idem, n’hésitez pas !

Muchos besos amigos.

2 Comments
  • caroline BODEAU

    26 avril 2016 at 15 h 41 min Répondre

    BRAVO à tous les 2 pour ce merveilleux reportage. Des photos qui nous font rêver…..voilà une destination du coup, qui me donne très très envie d’y aller. J’imagine effectivement le travail que cela représente de mettre tout ce reportage sur le net rien que pour nous !!!! Je vous souhaite une bonne continuation. Tant pis pour nous si vous n’avez pas le temps de tout nous faire voir. Profitez d’abord, pour ne rien perdre de tout ce qu’il y a a découvrir. Prenez soin de vous. muchos besos tan bien…(un peu de reste d’espagnol, mais l’orthographe bof !!!)

    • Claire

      26 avril 2016 at 23 h 11 min Répondre

      Merci Caroline pour ce gentil commentaire 🙂 On le fait aussi un peu pour nous, ça nous fera de bons souvenirs ! On profite à fond de ce voyage qui se passe jusque là à merveille. Besos de Chile !

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